-Affaire Phoebe Prince (USA):
Le 14 janvier 2010, Phoebe Prince, 15 ans, s'est suicidée après avoir été harcelée et violée dans son école. Neuf ados se sont retrouvés jugés dans le Massachusetts après cette tragédie, une affaire qui a provoqué de nombreux débats quand on sait que certains Etats n'ont pas de législation sur le harcèlement.-Les faits:
Le 14 janvier 2010, Phoebe Prince, 15 ans, une adolescente arrivée d’Irlande à la rentrée 2009, a été retrouvée pendue dans la cage d’escalier de son domicile par sa sœur rentrant de classe, dans la petite ville de South Adley. D’après les enquêteurs, la jeune fille avait été violée ce jour là dans la bibliothèque et dans un couloir de l’école, et des cannettes de boisson avaient été ensuite lancées sur elle alors qu’elle s’enfuyait. Elle était également victime de harcèlement par courriel et sur des réseaux sociaux, mais c’est surtout à l’école que tout s’est passé, ont-ils souligné.-Les procédures judiciaires:
| Phoebe Prince |
| Saen Mulveyhill, Kayla Narey, Austin Renaud Ashley Longe, Flannery Mullins, Sharon Chanon Velazquez |
A savoir!
Aux Etats-Unis, la limite d'âge pour absence de consentement et de 12 ans.
Il n'y a qu'aux Etats-Unis où un juge peut décider de n'appliquer qu'un amende pour un viol, car cela est toujours sanctionné par une peine privative de liberté dont la durée varie d'un pays à un autre.
De plus, les infractions sexuelles peuvent ne pas être punies si la différence d'âge entre le coupable et la victime est de 4 ans.
The Tragedy of Phoebe Prince - VO
-L'affaire Marion Fraisse (FRANCE):
A Vaugrigneuse dans l'Essone, Marion, 13 ans, s'est donnée la mort le 13 février 2013 après avoir été harcelée au collège. Elle était insultée et menacée dans l'enceinte de l'établissement comme à l'extérieur par sms ou sur les réseaux sociaux. Un cas malheureusement pas si rare quand on sait que 1 enfant sur 10 est victime de harcèlement à l'école.-Les faits:
Marion était scolarisée en 3ème au collège Jean-Monnet, à Briis-sous-forges dans l'Essone. Le jour de son suicide elle avait été violentée dans la cour de récréation en présence des surveillants. Elle avait aussi eu de vrais menaces de mort la veille durant un cours d'EPS, telles que "On va t'arracher les yeux, te faire la peau..." elle avait ensuite appelé sa mère, réfugiée dans les toilettes en disant "Je ne me sens pas bien, je veux rentrer". Elle était le souffre-douleur d'un petit groupe de filles et un garçon qui la traitaient de "boloss", de "pute" sur Facebook,par sms et même pendant les cours, elle était humiliée, rabaissée, menacée. En décembre la mère de Marion avait déjà contacté 3 fois le directeur pour qu'elle change de classe, en vain. Marion devenait insolente et ne travaillait plus comme pour s'intégrer "au groupe" qui l'insultait de "balance" et "intello" mais ses parents n'ont jamais été avertis par l'établissement de ses retards et mauvaises notes.Ce fut sa mère, Nora Fraisse, qui l'a découverte en rentrant, pendue par un foulard au porte-manteau de la porte de sa chambre. Il y avait sur son bureau une lettre adressée à son collège où elle y dévoile son mal-être et le nom de ses harceleurs en leur écrivant "Vous êtes allés beaucoup trop loin dans cette histoire".
-Les procédures judicaires:
Suite au suicide de leur fille, les parents de Marion ont décidé de porter plainte à la gendarmerie puis auprès du parquet d'Evry, ils décident 9 mois plus tard de porter plainte avec constitution de partie civile afin q'un juge enquête à Paris pour "violences", "homicide involontaire", et "non-assistance à personne en danger" contre les 5 jeunes nommés dans la lettre de Marion et le collège. 9 mois après le drame aucune lettre ou appel de condoléance n'est reçu de la part du personnel de l'étalissement qui garde le silence. D'autres parents d'élèves rompent le silence en avouant à la presse que leurs enfants, élèves dans le même établissement, sont harcelés et certains ont du placer leurs enfants dans le privé ou même déménager face à l'impuissance des professeurs et à l'innaction du CPE et du directeur. Aujourd'hui, l'affaire n'a toujours pas été classée.
| Marion Fraisse |
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| Extrait de la lettre laissée par Marion le jour de son suicide. |

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